30 questions, 5 fautes autorisées. La plupart des échecs ne viennent pas d'un manque de connaissances, mais de ces dix pièges de lecture et de raisonnement. Les voici, avec la bonne réponse à retenir.
Depuis la réforme de 2024, l'épreuve théorique du permis bateau côtier ressemble au code de la route : un QCM sur écran, une seule bonne réponse par question, 25 bonnes réponses sur 30 pour être reçu. Les questions sont simples quand on les lit bien. Ces dix pièges reviennent dans presque chaque session.
Le balisage latéral se lit dans le sens conventionnel : celui d'un bateau qui vient du large et entre au port. Les questions précisent presque toujours « venant du large » ou « en sortant du port », et c'est ce mot que l'on oublie de lire.
L'erreur : répondre « vert à tribord » alors que la question parle d'un bateau qui sort du port.
En entrant : rouge (cylindrique) à bâbord, vert (conique) à tribord. En sortant, tout est inversé.
Les voyants des cardinales sont deux cônes noirs. Nord : pointes en haut. Sud : pointes en bas. Et pour l'est et l'ouest, la confusion est classique.
L'erreur : inverser les cônes « opposés par la base » et « pointes jointes ».
Est : cônes base contre base, comme un œuf (E). Ouest : pointes jointes, une taille de guêpe, comme un W couché. Feux : 3 scintillements à l'est (3 h), 6 + 1 long au sud (6 h), 9 à l'ouest (9 h), continu au nord.
C'est la règle la plus surapprise. Oui, un navire à moteur s'écarte d'un voilier… mais pas toujours.
L'erreur : choisir la réponse « le voilier est prioritaire » sans regarder la situation.
Le voilier s'écarte s'il rattrape, face à un navire en pêche, non maître de sa manœuvre ou à capacité de manœuvre restreinte, et dans un chenal étroit face à un navire qui ne peut pas manœuvrer. Le rattrapant s'écarte toujours, quel que soit son mode de propulsion.
Sur un schéma de feux, on voit les feux de l'autre navire. Le rouge est son feu de bâbord : si vous voyez du rouge, il vous présente sa gauche et passera sur votre droite.
L'erreur : raisonner comme si le rouge était à votre propre bâbord.
Rouge visible = vous voyez son bâbord, c'est vous qui vous écartez (il est sur votre tribord). Vert visible = vous êtes privilégié. Rouge et vert ensemble = il vient droit sur vous, chacun vient sur tribord. Blanc seul = vous le rattrapez, à vous de manœuvrer.
Un voilier montre feux de côté et feu de poupe, sans feu de tête de mât. Dès qu'un feu blanc apparaît au-dessus des feux de côté, c'est un navire à moteur, même si c'est un voilier qui navigue au moteur.
L'erreur : identifier un « voilier » sur un schéma qui montre un feu de tête de mât.
Blanc au-dessus des feux de côté = navire à moteur. Un voilier au moteur hisse le jour un cône noir pointe en bas et perd les priorités de la voile.
La bande littorale des 300 m est limitée à 5 nœuds. Beaucoup de candidats pensent que le chenal traversier (bouées jaunes) permet d'accélérer pour rejoindre la plage.
L'erreur : répondre qu'il n'y a pas de limitation dans le chenal traversier.
5 nœuds partout dans les 300 m, chenal compris. Le chenal sert seulement à traverser la zone de baignade sans mouiller ni s'arrêter.
Deux messages, deux niveaux de gravité, et une question presque garantie.
L'erreur : lancer un MAYDAY pour une panne moteur par beau temps.
MAYDAY : danger grave et imminent (voie d'eau, incendie, homme à la mer). PAN PAN : urgence sans danger immédiat (avarie, blessé léger). SÉCURITÉ : avertissement de navigation ou météo. Le tout sur le canal 16, ou le 196 par téléphone.
Le RIPAM est fait d'exceptions. Une réponse absolue est rarement la bonne : « le navire privilégié ne manœuvre jamais » est faux, il doit manœuvrer si l'autre ne fait rien.
L'erreur : choisir la réponse la plus catégorique parce qu'elle « sonne » juste.
Méfiez-vous des absolus. Le privilégié garde cap et vitesse mais doit éviter l'abordage si l'autre navire ne s'écarte pas. Le rattrapant, lui, s'écarte réellement toujours.
Deux listes de matériel obligatoire, selon que l'on navigue à moins de 2 milles ou jusqu'à 6 milles d'un abri. Les questions mélangent volontiers les deux.
L'erreur : mettre les feux rouges à main ou le compas dans l'armement basique.
Côtier = basique + gilets 100 N, bouée de repérage homme à la mer, 3 feux rouges à main, compas, cartes, RIPAM et document de balisage. Le basique se limite aux gilets 50 N, lampe, écope, bout de remorquage, ligne de mouillage, extincteur si requis, pavillon et annuaire des marées (hors Méditerranée).
La règle des douzièmes (1-2-3-3-2-1) tombe souvent, sous forme de calcul ou de raisonnement.
L'erreur : penser que la hauteur d'eau varie le plus juste après la basse mer.
La variation et le courant sont maximaux à mi-marée (3e et 4e heures), faibles près des étales. Exemple : marnage 6 m, 2 heures avant la pleine mer, la mer monte encore de 3/12 soit 1,50 m.
Cap Côtier propose 411 questions conformes à la réforme, les schémas de l'examen, 15 fiches de cours illustrées et des examens blancs au barème officiel. Gratuit à l'essai.
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